Ce mardi 2 juillet 2025, un moment fort en symbole s’est tenu au Sénat de la Transition. La Présidente de l’institution, Paulette Missambo, a accueilli une délégation de l’ONG Women Go for Peace, porteuse d’un message de vigilance citoyenne et d’engagement féminin en faveur de la démocratie.

Accompagnée par le Vice-président du Sénat, le Vénérable Luc Oyoubi, la délégation, conduite par Hermina Akazong Sabikanda, est venue remettre le rapport final de la mission de monitoring des violences électorales au Gabon. Cette mission, menée en partenariat avec l’Institut IDEA International et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale, a couvert le processus électoral de 2025, avec un accent particulier sur les dynamiques de paix et les risques de violence politique.

Premier constat souligné par l’ONG : l’élection présidentielle du 12 avril 2025 s’est tenue dans un climat apaisé, salué comme un signe encourageant de maturité politique dans un contexte de transition. Pour les organisations présentes, cette stabilité est le fruit d’une démarche inclusive, dans laquelle les femmes ont joué un rôle d’observation, d’écoute et de médiation.
Prenant la parole au nom de l’Institut IDEA International, Zilida Efone a exprimé sa gratitude envers la Présidente Missambo pour son appui constant au projet. Elle a également réaffirmé l’engagement de son institution à renforcer les capacités des organisations féminines et de la société civile dans la prévention des violences électorales, en mettant les femmes au cœur de la dynamique de paix.

🔸Le mot de La Voix des Femmes
Lorsque les femmes veillent sur la démocratie, c’est toute une nation qui se sent protégée. Ce rapport, remis dans le silence feutré du Sénat, dit beaucoup de choses : que la paix n’est jamais un acquis, mais un chantier collectif, que les femmes ne sont pas seulement les victimes collatérales des violences électorales, mais surtout des actrices clés de leur prévention.
Nous saluons l’engagement de Women Go for Peace, de l’Institut IDEA, et de toutes les femmes gabonaises qui, dans l’ombre ou la lumière, construisent une transition politique ancrée dans la sérénité, la responsabilité et l’inclusion.