Libreville, août 2025. Dans un contexte où la question de la souveraineté alimentaire s’impose de plus en plus comme une priorité nationale, l’artiste gabonaise Créol surprend et inspire en se lançant dans une activité que peu associeraient à son image : la plantation de bananes.
Habituée aux projecteurs et aux scènes musicales, elle choisit désormais de mettre aussi la lumière sur un autre champ : celui de l’agriculture, véritable pilier pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays.
Une initiative porteuse de sens
Au-delà du geste, l’engagement de Créol est lourd de symboles. À travers cette plantation, elle rappelle que la terre reste une richesse inestimable et que chacun, quelle que soit sa profession, peut contribuer à renforcer la sécurité alimentaire. En cultivant la banane – un produit emblématique et largement consommé – l’artiste illustre parfaitement l’importance de produire localement pour consommer localement.
La souveraineté alimentaire au cœur du débat
Alors que le Gabon, comme de nombreux pays africains, reste encore dépendant des importations pour couvrir une partie de ses besoins alimentaires, des initiatives comme celle de Créol viennent souligner l’urgence d’un retour vers la terre. C’est un appel indirect à la jeunesse, aux entrepreneurs et aux décideurs : investir dans l’agriculture n’est pas une option, mais une nécessité pour garantir la souveraineté alimentaire.
Une démarche saluée et un modèle à suivre
L’initiative n’a pas manqué de susciter de vives réactions positives sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’internautes saluent le courage et la vision de l’artiste, qui prouve que la notoriété peut aussi servir à montrer l’exemple et à impulser une dynamique collective.
« Si une star comme Créol prend le temps de planter, pourquoi pas nous ? », peut-on lire dans certains commentaires.
Un message clair pour la jeunesse
À travers ce choix audacieux, Créol envoie un signal fort : l’agriculture est un secteur d’avenir, un espace où se joue le bien-être collectif et la résilience économique. Il ne s’agit plus seulement de produire pour survivre, mais de produire pour se libérer, pour se renforcer et pour préparer un avenir durable.
Le mot de La Voix des Femmes
L’exemple de Créol est une leçon d’engagement et de responsabilité. En mettant ses mains dans la terre, elle nous rappelle que la vraie richesse d’un pays réside dans sa capacité à nourrir son peuple. La Voix des Femmes appelle chacun, et surtout la jeunesse, à s’inspirer de ce geste : consommer gabonais, produire gabonais, investir dans notre terre. Car la souveraineté alimentaire, c’est la liberté et la dignité de tout un peuple.